Contrairement aux informations largement diffusées sur les réseaux sociaux à la suite de l’arrestation de Kemi Seba en Afrique du Sud le 15 avril 2026, les autorités nigériennes ont formellement démenti tout retrait de son passeport diplomatique.
Le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a confirmé que l’activiste béninois demeure détenteur d’un passeport diplomatique nigérien « régulièrement attribué ». Il a précisé que le document a été authentifié par les services diplomatiques du Niger en Afrique du Sud, à la demande des autorités locales.
Selon la diplomatie nigérienne, l’interpellation de Kemi Seba serait liée à un séjour irrégulier sur le territoire sud-africain, en raison d’un dépassement de la durée de validité de son visa. À ce stade, aucune procédure officielle ne confirme un retrait de son passeport ni une extradition en cours.
Un contexte judiciaire déjà sous tension
Cette clarification intervient dans un climat judiciaire particulièrement sensible autour de l’activiste. Kemi Seba fait l’objet de poursuites en Afrique du Sud pour des faits présumés de facilitation d’entrée illégale sur le territoire zimbabwéen, selon les autorités locales.
Par ailleurs, il est visé par un mandat d’arrêt international émis par le Bénin pour « incitation à la rébellion » et « atteinte à la sûreté de l’État », dans le cadre d’une tentative de coup d’État déjouée en décembre 2025. Une procédure d’extradition aurait été engagée, sans confirmation officielle du Niger. Son audience a été renvoyée au 20 avril 2026.
Discussion à propos de ce post