Ce mercredi 22 avril à 10 heures précises, Tiémoko Antoine Assalé, président de l’ADCI et ancien député-maire de Tiassalé, est attendu dans les locaux de la Préfecture de police d’Abidjan.
Il affirme répondre à une convocation qui lui a été personnellement remise la veille à 19h44 à la permanence de son mouvement, située à Angré. Selon ses déclarations, ce document a été délivré « sur instructions » du Procureur de la République, sans précision du motif.
À ce stade, l’intéressé indique ne pas être informé des raisons officielles de cette audition. Une situation qui laisse planer de nombreuses interrogations quant à son issue. « Demain, à l’issue de l’audition, retournerais-je en prison ou rentrerais-je chez moi ? À cette heure, nul ne peut répondre à cette question », a-t-il déclaré, évoquant une incertitude totale.
Tiémoko Assalé replace toutefois cet épisode dans un contexte plus large de son engagement public. Il rapporte avoir, le dimanche 19 avril, lors d’une formation destinée à près de 200 jeunes sur le leadership et l’engagement citoyen, évoqué son propre parcours, notamment son emprisonnement en 2007. Il affirme avoir également mentionné la possibilité d’être à nouveau interpellé en raison de ses positions et de ses activités politiques et citoyennes.
« Avec ce que je fais et ce que je dis, chaque jour que je passe en liberté est un événement », aurait-il déclaré, ajoutant s’être préparé à cette éventualité depuis les événements de Tiassalé.
Dans ce contexte, il s’interroge sur les raisons précises de la convocation. « Qu’ai-je pu dire ou faire, en tant que président de l’ADCI ou en tant que journaliste, qui justifierait une telle démarche ? », questionne-t-il, tout en affirmant attendre des clarifications de la justice.
Par ailleurs, il évoque des publications relayées sur les réseaux sociaux par des cyber-activistes, attribuées à des sympathisants du RHDP. Ces derniers évoqueraient des rencontres présumées lors de son séjour en France avec des personnes accusées de projets subversifs contre les autorités ivoiriennes. Des allégations qu’il rejette et qu’il considère comme non fondées, rappelant que « la justice ne fonctionne pas selon les rumeurs des cyber-activistes ».
Malgré ces tensions, le président de l’ADCI assure qu’il se présentera à la convocation « en toute responsabilité » et sans volonté de se soustraire à la justice. Il précise également que cette situation intervient à quelques jours de la rentrée politique de son mouvement, prévue pour le 2 mai prochain.
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