Lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire, le Front Commun, coalition formée par les deux principaux partis d’opposition — le PDCI dirigé par Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo — avait appelé ses partisans à manifester contre ce que le mouvement qualifiait de tentative de « quatrième mandat ».
À l’issue du scrutin, l’opposition a relayé les chiffres alarmants d’arrestations pendant la période électorale. Selon leurs sources, 1 658 personnes auraient été interpellées pour « troubles à l’ordre public » et d’autres infractions liées aux manifestations.
De sources proches du PPA-CI, sur les 612 personnes jugées au 30 novembre 2025, 213 prévenus ont été déclarés non coupables, tandis que 399 ont été condamnés à 36 mois de prison pour troubles à l’ordre public. Ces chiffres illustrent la sévérité des mesures prises contre les participants aux manifestations post-électorales.
Face à cette situation, le parti de Laurent Gbagbo poursuit ses efforts diplomatiques et politiques, en multipliant les rencontres avec des autorités religieuses afin de plaider pour la libération des prisonniers d’opinion. Ces démarches témoignent de la volonté de l’opposition de trouver un terrain de dialogue tout en dénonçant ce qu’elle considère comme une répression politique.
La crise post-électorale ivoirienne reste ainsi marquée par une polarisation forte, avec d’un côté le pouvoir en place et de l’autre une opposition mobilisée pour dénoncer les restrictions sur les libertés publiques et le traitement judiciaire des manifestants.
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