Réuni à Abidjan lors de son premier congrès ordinaire, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a adopté une motion de soutien à l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Cette prise de position, qualifiée d’inédite dans la classe politique ivoirienne, intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Abidjan et les régimes militaires sahéliens. Elle marque une rupture assumée avec la ligne du gouvernement ivoirien dirigé par Alassane Ouattara, qui soutient les sanctions de la CEDEAO contre ces pays depuis 2023.
Les congressistes ont également réaffirmé leur attachement au panafricanisme et à la souveraineté africaine, thèmes centraux du discours porté par le parti de Laurent Gbagbo. Cette orientation politique intervient alors que le PPA-CI cherche à renforcer sa cohésion interne après plusieurs cas de dissidences électorales.
Le parti a d’ailleurs sanctionné plusieurs cadres ayant participé à des scrutins sans validation officielle, confirmant sa volonté de discipline organisationnelle en vue des prochaines échéances électorales. Le congrès ouvre ainsi une nouvelle séquence politique pour l’opposition ivoirienne sur la scène régionale ouest-africaine actuelle.
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