Le limogeage d’Ousmane Sonko met en évidence les équilibres de pouvoir au sein de l’exécutif sénégalais. Dans une récente déclaration, le président Bassirou Diomaye Faye a rappelé la confiance personnelle et politique qui le lie à son Premier ministre, mettant ainsi en lumière la nature strictement hiérarchisée de leur relation institutionnelle.
Une déclaration présidentielle relue à l’aune de la crise politique
Formulée le 2 mai dernier, la prise de parole du chef de l’État prend aujourd’hui une résonance particulière après la révocation intervenue quelques semaines plus tard. Relue a posteriori, elle apparaît comme un indicateur clair de la structure de pouvoir qui organise les relations entre le président et son Premier ministre. Bassirou Diomaye Faye y insistait sur un point central : la nomination du Premier ministre repose avant tout sur une logique de confiance personnelle et politique. En affirmant que « tant qu’il est Premier ministre, c’est parce qu’il bénéficie de ma confiance », le président réaffirme ainsi la prééminence de l’autorité présidentielle dans l’architecture exécutive.
