L’ancien ministre nigérian de l’Énergie, Saleh Mamman, a été condamné mercredi à 75 ans de prison par la Haute Cour fédérale du Nigeria dans une vaste affaire de blanchiment de 33,8 milliards de nairas.
Reconnu coupable des douze chefs d’accusation retenus par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), il a été condamné par contumace en son absence lors du verdict. Le juge James Omotosho a estimé que l’accusation avait prouvé hors de tout doute raisonnable son implication dans un système de détournement de fonds publics liés aux projets hydroélectriques de Mambilla et Zungeru.
Selon l’EFCC, Mamman aurait conspiré avec des responsables ministériels et des entreprises privées pour détourner plus de 33,8 milliards de nairas entre 2019 et 2020. L’enquête révèle des flux via bureaux de change, conversion en devises étrangères puis remise au ministre et à ses associés. L’EFCC accuse aussi un paiement en espèces de 665 700 dollars pour un bien à Abuja sans institution bancaire, en violation des lois anti-blanchiment. Mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre. Ancien ministre sous Buhari, poursuivi depuis 2024 pour corruption majeure.
