Au Mali, le président de la Transition, Assimi Goïta, resserre son emprise sur l’appareil sécuritaire. Une semaine après la mort du général Sadio Camara, tué lors des attaques coordonnées menées le 25 avril à Kati, le chef du régime militaire a décidé d’assumer personnellement la tête du ministère de la Défense. Un choix officialisé le lundi 4 mai 2026 à travers un décret présidentiel.
Alors que plusieurs observateurs s’attendaient à la nomination d’un autre haut responsable militaire pour remplacer l’ex-ministre, Assimi Goïta a préféré conserver ce portefeuille stratégique. Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par la montée en puissance du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (FLA), deux mouvements qui accentuent la pression sur Bamako.
Pour assurer la continuité opérationnelle, le général Oumar Diarra, jusque-là chef d’état-major général des armées, a été nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense. Il aura la charge d’accompagner le président de la Transition dans la conduite des opérations militaires.
Ce remaniement technique traduit avant tout une volonté de centralisation du commandement. En reprenant directement les rênes de la Défense, Assimi Goïta affiche sa détermination à superviser lui-même la riposte face à l’intensification des offensives rebelles et jihadistes. Une manière aussi de montrer que l’heure est désormais à la gestion de crise au sommet de l’État.
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